TENAIT DANS SON BEC UN FROMAGE…

Merci à ceux qui m’ont demandé des nouvelles, qui m’ont poussé à réécrire.
Ce matin en chemin vers la clinique, j’ai dû déposer ma bicyclette avant d’arriver à destination, un énorme camion de pompiers rouge était stationné devant notre porte, bloquant toute la circulation. Deux trois bonshommes casqués sur notre toit, au moins autant sur la rue et une centaine de curieux le pif en l’air. Ne voyant pas de fumée s’échapper de la fenêtre, j’ai pensé à un nid de guêpes. Deux pompiers agitaient un long bambou vers les branches d’un arbre. Pas de guêpes pourtant… mais un corbeau pendait accroché par une aile, à la ficelle d’un cerf-volant échoué dans l’arbre. Le pauvre, l’aile détruite, s’agitait désespérément à chaque approche de la perche qui finalement le libéra.

Quelqu’un avait téléphoné aux pompiers qui se sont déplacés pour un oiseau.
Wouaa…

Dans un pays où des gens crèvent de faim et de maladie sur les trottoirs.

J’ai beau m’attendre à ce que l’Inde me surprenne toujours, l’Inde me surprend toujours!

C’étaient les élections aujourd’hui dans quelques états de la plus large démocratie au monde, entre autres à Bombay. Plus de mille partis se présentent dans toute L’inde. Je ne m’intéresse pas à la politique, mais les chiffres sont impressionnants dans ce pays. Rien que le liste électorale de Bombay doit faire une dizaine de pages.

Je pensais que ce serait un grand jour de désordres, mais de mon côté aucune agitation. La seule chose que m’a rappelé qu’on votait est le trait de couleur marqué sur l’ongle majeur de mes patients passés à l’urne.

Résultats nationaux définitifs dans 15 jours.

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